La troisième identité remarquable :
Il s’agit en quelque sorte de la “jumelle” de la première identité remarquable :
a² − 2ab + b² = (a − b)²
Exemple :
x² − 10x + 25 = (x − 5)²
C’est la même méthode de repérage que pour (a + b)² :
- premier terme : un carré (x²)
- dernier terme : un carré (25 = 5²)
- terme du milieu : le double produit avec un moins (−10x = −2 × x × 5)
Tableau récapitulatif des trois identités
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Forme développée |
Forme factorisée |
Repère visuel |
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Première identité |
a² + 2ab + b² |
(a + b)² |
deux carrés + un double produit positif |
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Seconde identité |
a² − 2ab + b² |
(a − b)² |
deux carrés + un double produit négatif |
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Troisième identité |
a² − b² |
(a − b)(a + b) |
deux carrés séparés par un « moins » |
Attention, il n'existe pas d'identité pour a² + b² . Cette somme ne se factorise pas (avec des nombres réels). C'est un piège : ne pas « inventer » (a + b)² = a² + b², c'est faux (il manque le 2ab).
Lien avec les équations du second degré :
La factorisation n'est pas juste un exercice de style : Il s’agit de l’outil principal pour résoudre les équations du second degré.
La chaîne complète est :
- On a une équation ax² + bx + c = 0.
- On factorise le trinôme (grâce au discriminant Δ ou à une identité remarquable).
- On obtient un produit : a(x − x₁)(x − x₂) = 0.
- On utilise la règle : « un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul » → x = x₁ ou x = x₂.
Exemple complet
Résoudre x² − 49 = 0 :
- C'est une différence de deux carrés → identité a² − b² :
- (x − 7)(x + 7) = 0
- Un produit est nul si un facteur est nul → x − 7 = 0 ou x + 7 = 0
- Solutions : x = 7 ou x = −7
Nous venons de résoudre une équation du second degré sans discriminant, simplement avec la factorisation. Quand c'est possible, la factorisation est plus rapide que Δ.
À retenir : on barre des facteurs (multiplications), on résout grâce à des produits, mais on ne touche jamais aux termes d'une somme.
Rappel de cours sur la factorisation :
- a/1 = a : tout entier est une fraction (7 = 7/1). Diviser par 1 ne change rien.
- b/0 est IMPOSSIBLE : on ne divise jamais par 0. Ce n'est pas « interdit par convention », c'est vraiment impossible : aucun nombre multiplié par 0 ne peut redonner b
Méthodes résumées (utile à la veille d’un contrôle par exemple) :
Pour calculer avec des fractions
- Repérer l'opération : + ou − → mettre au même dénominateur ; × → multiplier haut avec haut, bas avec bas ; ÷ → multiplier par l'inverse.
- Simplifier d'abord chaque fraction si possible (plus facile avant qu'après !).
- Faire le calcul en respectant les priorités (× et ÷ avant + et −).
- Simplifier le résultat jusqu'à obtenir une fraction irréductible.
Pour factoriser une expression
- Chercher un facteur commun (un nombre, une lettre, ou les deux) → le mettre devant une parenthèse.
- Sinon, regarder la forme de l'expression :
- deux carrés séparés par un « moins » → a² − b² = (a − b)(a + b) ;
- deux carrés + un double produit → (a + b)² ou (a − b)² selon le signe du milieu.
- Toujours vérifier en redéveloppant : on doit retrouver l'expression de départ.
- Une fois factorisée, l'expression peut : se simplifier dans une fraction, ou donner les solutions d'une équation produit.
Les 4 choses à ne pas oublier
- On n'additionne pas « en croix » : (a+c)/(b+d) est faux.
- On ne barre que des facteurs, jamais des termes d'une addition.
- On ne divise jamais par 0.
- a² + b² ne se factorise pas.